Trace ton cercle

cercle1Garde toi des autres, mon ami, ma chère. Ils sont tes amis ici, tes pièges là, acteurs volontaires ou non d’une vie dont tu resteras, sois-en sûr, ton pire ennemi. L’enfer n’est décidément pas l’autre, pour te permettre un jour d’exalter et exulter vraiment ; il saura pourtant une autre fois ruiner ton univers, assombrir tes horizons. Tu as besoin de lui, pour t’aider à grandir, vivre, t’épanouir enfin. Mais cet autre peut tout aussi bien s’inviter dans ton monde pour y semer le désordre et la noirceur. L’autre est ton moteur pour vivre, vibrer et exister enfin. Il peut aussi s’installer et mettre en cendres vie, espoirs et au final le meilleur de toi-même. L’altérité enrichie, la perversion affaiblit, et même détruit. L’autre aide à grandir, souvent ; il peut anéantir, parfois. Préserve le meilleur des autres et raye sans état d’âme le pire, ne serait-ce que pour demeurer toi-même.

Trace ton cercle, mon ami, ma chère. Vois à travers lui ce que tu peux garder de la richesse des autres, et ceux dont tu dois te prémunir. Accepte en eux ce qui donne le bonheur des échanges, la richesse des sentiments qui aident à grandir pour oublier très vite les mortifères qui auront choisi de franchir la ligne.

Trace ton cercle, mon ami, ma chère, embarque-le à tout moment comme une protection, un filtre qui t’aiderait à traverser la vie. Accueille avec toujours autant de grâce, et sans jamais trop de précaution, celui ou celle avec qui partager le pain de la vie. Relègue, écarte le fâcheux, le nuisible qui viendrait polluer ton existence.

CERCLE2Trace ton cercle, mon ami, ma chère, pour recevoir toujours avec autant de bienveillance cet autre qui t’aide à grandir, malgré les fardeaux du passé. Demeure ce que tu fus, reste cette pépite ouverte au monde et à l’inconnu. Préserve ta richesse. Mais exclus sans état d’âme le nuisible et la félonne, exile-les au-delà du cercle, autant pour te préserver de leurs nuisances que pour rester toi-même : ils ne méritent pas plus de te t’anéantir, que toi de les supporter encore. « Ôte-toi de mon soleil »1, disparais de mon cercle !

Trace ton cercle, mon ami, ma chère, pour nourrir ta richesse. Et tu verras que très vite, tu retrouveras ce que tu fus, et que tel proche nuisible deviendra une étoile morte, loin du cercle quand il occupait tout l’espace.

Alors, au centre de ton cercle, tu auras sauvé le meilleur de toi-même, tu auras retrouvé ton bonheur, tu respireras parmi les tiens, loin de ceux, parasites d’âme patentés, qui auront envahi et détruit ton univers pour ne devenir que des comètes mortes et oubliées. Laisse-les s’abimer, âmes à jamais éteintes, et songe de ton côté à vivre pleinement.

Philippe Lachaise

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(1) Diogène

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