L’éveil de la dame

CaptureC’est arrivé impercep-tiblement. Le restaurant du quartier a remonté son rideau de fer, le patron hâlé m’a invité à passer boire le café. Le boulanger qui nous faisait tant défaut est revenu au fourneau. Le bistrot bien désert a retrouvé ses habitués. Chaque année, nous assistons au même spectacle : Paris désert retrouve la vie, ses voitures, son fourmillement. Le métro accueille ses mines renfrognées, à se demander si les vacances revigorent tant que cela.

On retrouve les amis exilés, on savoure le plaisir de voir à nouveau ceux qui nous sont chers, ceux pour qui on compte vraiment. Paris au mois d’août, c’est une forme d’apesanteur, une parenthèse de torpeur et de langueur. Alors on s’étire enfin et l’on se dit qu’à notre tour, dans quelques jours, on va partir. Loin de Paris enfin éveillée.

Philippe Lachaise

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